Communications Urgentes

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Comme de tradition, Malonne participera à la grande Marche-Procession Septennale Saint-Feuillen à Fosses-la-Ville le dimanche 27 septembre prochain.
Depuis 1898, c'est sous l'uniforme des Zouaves que la Compagnie Saint-Berthuin participe à celle-ci. Elle quitte Malonne à pied dès 2h00 du matin et bénéficie du privilège de clôturer le cortège, long de 3.000 participants.
À minuit, elle effectue la dernière décharge devant la collégiale Saint-Feuillen.
L'organisation d'une telle manifestation représente des coûts importants, que ce soit pour le matériel (costumes, poudre noire,...) ou encore la logistique (intendance, transport, encadrement de sécurité,...).
Ce sont ainsi plusieurs milliers d'euros qui sont nécessaires.
Les membres présents à la manifestation participent bien entendu à ces frais.
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Quelques Infos historiques :
Depuis le XVIIe Siècle, la procession septennale de Saint Feuillen à Fosses-la-Ville offre au Malonnois l'honneur de clôturer le cortège folklorique et religieux.
Pourquoi de tels privilèges ? Deux, voire trois explications sont possibles sans pour autant que nous puissions dater ces prérogatives.
L'explication légendaire : quelques jours avant la saint Feuillen, des pluies abondantes s'abattent sur Fosses et la région. Les marcheurs de Malonne auraient permis aux porteurs de la châsse de st Feuillen de passer un bourbier à pieds secs en mettant leurs vestes par terre comme un tapis : "...Le chemin qu'emprunte le cortège extra muros est détrempé et fangeux, et les claies que l'on place d'habitude aux endroits marécageux baignent dans une boue liquide, maculant les marcheurs de la tête aux pieds. Un des officiers de Malonne commande la halte de la compagnie et s'exclame : "Serait-il convenable que les Saintes Reliques et le Saint Sacrement soient obligés de passer dans une telle fange ?" La réponse fuse : "Non !" Et comme un seul homme, les Malonnois enlèvent leur veste et l'étalent sur le cloaque en un large tapis digne du passage du cortège religieux."
Dans le "messager de Fosses" du 7.10.1900, n°40", l'explication est un peu différente. Ici, c'est le porte-drapeau malonnois qui aurait placé son étendard pour permettre aux évêques portant, ou accompagnant le Saint Sacrement, de passer à pied sec.
Il est aussi à préciser que ce fait se serait produit vers l'an 1600. Troublante coïncidence, le 10 août 1603, c'est l'abbé de Malonne qui officie à la Saint Feuillen. Les Zouaves n'existaient alors pas encore, mais une escorte armée accompagnait l'abbé...
L'explication "police" : l'abbé de Malonne avait l'habitude de se faire escorter par sa milice malonnoise pour assurer sa protection et de ce fait les marcheurs de Malonne se retrouvaient toujours autour des reliques en fin de procession, ce qui devint une coutume.
Le rôle des grandes puissances


Par leur révolution, les Belges ont détruit l’une des créations du Congrès de Vienne ; il est donc logique que l’Europe intervienne dans leurs affaires. Le problème se situe au niveau de la conservation de l’équilibre européen et l’idée d’une neutralité du nouvel Etat est évoquée.

Le 3 octobre 1830, Guillaume 1er demande officiellement le secours armé des 4 Etats signataires du Protocole de Londres. Les Puissances conviennent cependant de régler l’affaire par des moyens diplomatiques ; la Conférence de Londres va s’en charger à partir du 4 novembre 1830.

La Conférence se donne pour première tâche d’imposer un armistice aux combattants, ce que le gouvernement provisoire accepte le 10 novembre.

Grâce à l’intervention de l’Angleterre et de la France, l’indépendance de la Belgique est définitivement reconnue le 20 décembre 1830.

Le 20 janvier 1831, la Conférence publie 2 protocoles :

  • Le premier sur les « Bases de la Séparation» :
    • La Belgique est indépendante
    • La Belgique est déclarée perpétuellement neutre
    • Les 5 puissances garantissent l’intégrité et l’inviolabilité de son territoire.
    • La limite entre la Belgique et la Hollande sont les frontières de 1790
  • Le second sur le « Partage des Dettes ». La Belgique aurait à supporter les 16/31e de la dette, alors qu’elle n’était que très peu endettée en 1815.

Les Belges ne sont pas satisfaits de cette solution car :

  • Le Limbourg et le Luxembourg ont pris part à la Révolution en se soulevant contre les autorités hollandaises
  • Il convient de récupérer la Flandre zélandaise et Maastricht perdus injustement en 1648 mais rattachés depuis lors aux départements réunis en 1795.
  • Il faut garantir la liberté de la navigation sur l’Escaut
  • Le partage de la dette est inéquitable

Le Congrès National rejette les bases de la séparation le 1er février 1831.

Grâce à l’intervention de Jean-Baptiste Nothomb, les protocoles du 20 janvier sont interprétés par les Puissances en faveur de la Belgique et arrêtés définitivement le 26 juin 1931 dans le Traité des XVIII Articles. Ce Traité est voté par le Congrès National le 9 juillet 1831.

Le 2 août 1831, Guillaume 1er tente de récupérer la Belgique par la force (Campagne des Dix Jours) mais son initiative échoue grâce au soutien militaire que la France accorde au nouvel Etat à la demande de Léopold 1er. La rupture de la trêve par les Hollandais va entraîner l’annulation du Traité des XVIII Articles.

Jean-Baptiste Nothomb Attaque hollandaise d'août 1831
Jean-Baptiste Nothomb 
Source : La Belgique centenaire, p. 46
Attaque hollandaise d'août 1831 
Hisoire de la Belgique en mots et en images, p. 46


Le 14 octobre 1831, la Belgique est contrainte d’accepter le Traité des XXIV Articles imposé par les Puissances européennes après l’annulation du traité des XVIII Articles. Il règle la question de la Dette à répartir entre la Belgique et la Hollande et fixe définitivement les frontières de ces 2 Etats. Il est moins avantageux que le précédent :

  • La Belgique doit renoncer à la Flandre zélandaise et à la région de Maastricht.
  • Elle renonce au Brabant septentrional et au Limbourg oriental contenant les mines de fer.
  • La partie purement germanophone du Luxembourg est laissée à Guillaume 1er tandis que la Belgique ne garde que la seule partie wallonne
  • Par ailleurs, le bouches de l’Escaut restent sous le contrôle des Hollandais qui perçoivent un droit de péage sur les bateaux entrant en Belgique.

Guillaume 1er ne ratifiera ce traité qu’en 1839, longtemps convaincu que la Belgique était destinée à disparaître !